Conférences, lectures, projections, discussions

  • Conférence gesticulée Informatique ou libertés ? – samedi 14h

     

    Travailler, s’informer, jouer, vivre ses amitiés, se soigner, consommer ou se révolter… Quel contrôle avons-nous sur ces ordinateurs devenus omniprésents ? À qui facilitent-ils vraiment la vie ?L’apparente complexité technique cache des enjeux politiques. Lunar partage dans sa conférence vingt ans d’expérience technique et militante pour nous aider à y voir clair et à nous organiser.

    Qu’est-ce qu’une conférence gesticulée ?
    Un outil d’éducation populaire (mi-spectacle, mi-conférence) qui mêle autobiographie, analyses et théories. Un mêlange de choses vécues, comprises ou apprises pour transmettre des savoirs politiques.
    La conférence est traditionnellement suivie d’un atelier : un moment pour penser et pratiquer ensemble une plus juste place de l’informatique dans nos vies.

 

  • Présentation des « Cahiers d’enquêtes politiques » par des membres du collectif d’enquête politique et des Éditions des mondes à faire – Samedi 14h

 

 

Ces Cahiers d’enquêtes politiques rassemblent sept récits d’expérimentations et sept textes écrits dans leur sillage. Il y est question d’amateurs de science-fiction et de la Renaissance, de Mai 68 et d’enquêtes ouvrières, de soin et de squat, de communautés qui s’accrochent à la vie, de jardins collectifs, de ruines d’industrie, de hack et de machines bidouillées. Autant d’enquêtes singulières qui engagent, à chaque fois, des manières de faire collectif et des manières de raconter. Ces textes invitent à circuler entre des mondes et à y glaner les moyens de transformer d’autres situations, ailleurs. Ils ne constituent donc pas un programme, plutôt une invitation au voyage.

 

 

  • Rencontre avec les Trois Passants – samedi 16h

Présentation du Journal anti-carcéral indépendant de combat El Canero produit par des prisonniers et prisonnières en lutte qui se trouvent derrière les barreaux de plusieurs geôles de la capitale Mexicaine et d’ailleurs /La prison contexte général au Mexique; situation des prisonnier-e-s, leurs luttes, leurs initiatives et projets pour résister et faire face au système pénitentiaire, l’isolement, le mépris et l’oubli. –

Présentation de la vidéo de Fernando Barcenas, prisonnier anarchiste créateur du journal: Jeunes et Rebelles, la naissance du Canero (15 minutes)

Présentation de la vidéo Abraham Cortes liberté, prisonnier de la guerre sociale (15 minutes)

+ d’infos sur : https://liberonsles.wordpress.com/

  • Gaetano Manfredonia : La chanson anarchiste et sociale en France suivi de l’Alchorale – samedi 17h30

La chanson politique est bel et bien omniprésente tout au long du XIXe siècle et se trouve étroitement liée, depuis la révolution de 1789 au moins, aux vicissitudes politiques de la France. Comme tant d’autres groupes politiques, les anarchistes n’ont pas manqué de la considérer comme un excellent moyen d’agitation et d’éducation populaire et d’en faire l’un des supports privilégiés de leurs activités propagandistes. A travers l’étude des sociabilités chansonnières, il est possible, en outre, de suivre pratiquement pas à pas toute les vicissitudes de ce courant de pensée, depuis son origine jusqu’à son affirmation en tant que mouvement politique à part entière au lendemain de la Commune. Moyen de propagande privilégié, la chanson fut aussi un élément de différenciation par excellence, et contribua directement à façonner l’identité de ce courant et à répandre, tant auprès du public que des militants, une certaine image de l’anarchisme et des anarchistes qui finira par faire corps avec eux.

  • Gaetano Manfredonia : présentation du livre Histoire mondiale de l’anarchie – dimanche 11h

De la Russie au Japon en passant par l’Espagne, les Etats-Unis, la France, l’Argentine, Israël ou l’Egypte… Gaetano Manfredonia présente une fresque de l’anarchie en une centaine de séquences, de 1789 à nos jours. Ces récits, documentés et vivants, mettent en scène les acteurs et les penseurs qui en ont construit les étapes historiques majeures, dans leur contexte social et politique.

La qualité et la variété de l’iconographie confèrent à ce panorama son caractère saisissant : photographies issues de fonds d’archives internationaux, fac-similés, correspondances, tracts, chansons, estampes, caricatures, journaux et livres sont rassemblés ici pour la première fois.

Gaetano Manfredonia démontre comment l’anarchisme a contribué à faire évoluer la société, entre autres les conditions de travail et le statut de la femme, mais il souligne aussi la pertinence du projet : en pourfendant une société absorbée par la logique marchande comme le dirigisme d’Etat, Gaetano Manfredonia revendique l’autonomie des individus et défend les valeurs d’entraide et de solidarité.

 

  • Présentation du documentaire « Ils nous ont volé nos nuits » (1h10) avec les Trois passants – dimanche 13h

Ce film collectif réalisé au Mexique en octobre 2016, est un outil de lutte anti-carcérale. C’est un documentaire fait maison, avec nos propres moyens, par des personnes solidaires et non spécialistes. Il a été possible grâce à la complicité de mères, de compagnes, de femmes solidaires, de filles de prisonnier.e.s et d’ex-prisonnières ; et la participation de La Voix de Zapoteques Xiches en Prison d’Oaxaca, du Groupe de Travail Nous ne sommes pas tous et toutes là du Chiapas, de La Croix Noire Anarchiste de Mexico et du groupe Les Trois Passants de Toulouse.

Au fil du temps nous avons observé la lutte incessante, la résistance et le travail que mènent les femmes dans et hors les prisons, non seulement en tant que tisserandes de la mémoire contre l’oubli, mais aussi en tant que porteuses d’une lutte infatigable contre le système judiciaire et pénitentiaire. C’est pourquoi en cette occasion, sans fabriquer une vision innocentante et victimisante, nous avons ouvert un espace de paroles pour les femmes confrontées à l’enfermement, à l’humiliation, à la maltraitance du corps, à la torture sexuelle, au harcèlement, à la stigmatisation et à l’hypothétique “justice”. Elles nous rappellent dans ce documentaire la valeur de la lutte, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des geôles.
+ d’infos sur : https://liberonsles.wordpress.com/

  • Présentation du livre « Entre un néant et un autre » – dimanche 14h

 

 

Ratcharge (2004-2014) était un fanzine qui disséquait le quotidien avec le même acharnement que la musique. Au fil de ses trente-quatre numéros, il a montré ce que pouvait être la littérature punk : pas de nostalgie, une démarche autonome de A à Z et des récits directement tirés du vécu, couchés sur le papier comme trois accords plaqués dans un fracas de larsens. Errances urbaines, squats, dérives sous acide, apnées salariales, guerre contre l’ennui : une littérature brute, héritière bâtarde de la contreculture américaine et du vide existentiel de la banlieue parisienne.

 

 

 

  • Présentation du livre « Ne crois pas avoir de droit » – Dimanche 14h

 

Ne crois pas avoir de droits est le récit d’une expérience collective. L’expérience d’un groupe de femmes qui, dans les années 1970 en Italie, cherchèrent les ressources nécessaires à l’exercice de leur liberté, prenant le contre-pied d’une logique de victimisation qui leur conseillait avant tout de réclamer, légalement, les droits qui devaient permettre leur émancipation. Ce livre est l’histoire de leurs victoires comme de leurs échecs, pour que la liberté soit quelque chose de vécu plutôt que quelque chose de simplement formel. La Librairie des femmes propose un chemin singulier : investir la sphère symbolique, souvent délaissée, comme lieu où puiser afin de faire éclore une puissance féminine. Ce récit ne nous invite pas tant à suivre leur chemin qu’à nous inspirer de leur démarche, à prendre conscience de la force de toute politique qui part de soi.

 

 

  • Projection et débat autour du documentaire L’Arbre et le Requin blanc, en présence de la réalisatrice Rafaele Layani – dimanche 16h

Tourné pendant un an dans une école alternative à Berlin, ce film remet en cause nos certitudes sur l’enfance, l’éducation et la liberté.
La Freie Schule à Berlin a été fondée à l’initiative de parents convaincus que les enfants veulent apprendre et peuvent apprendre par eux-mêmes pour peu qu’on leur fournisse un espace adéquat. Ici apprendre ne signifie pas acquérir des connaissances selon des règles fixées par les adultes. Toute expérience faite par l’enfant, qu’elle relève du champ cognitif, émotionnel ou social, participe de son développement. Les enfants choisissent librement et individuellement le thème et le moment de leurs séances de travail avec les enseignants, libre à eux de préférer faire autre chose indépendamment des Adultes.
« À la Freie Schule, j’ai découvert des enfants évoluant en liberté, non pendant un intermède de vacances ou de récréation mais au quotidien. Une liberté qui n’était plus un temps de défoulement ou de récupération mais une façon de vivre. »

  • Présentation de « la colonisation du savoir » – par l’auteur Samir Boumediene – dimanche 17h30

Une histoire des plantes médicinales du « Nouveau Monde » .
Tabac, coca, quinquina, cacao, gaïac, peyotl, poisons, abortifs… De 1492 au milieu du XVIIIe siècle, les Européens s’approprient en Amérique d’innombrables plantes médicinales. Au moyen d’expéditions scientifiques et d’interrogatoires, ils collectent le savoir des Indiens ou des esclaves pour marchander des drogues, et élaborent avec elles les premières politiques de santé. Dans le même temps, inquisiteurs et missionnaires interdisent l’usage rituel de certaines plantes et se confrontent aux résistances des guérisseurs. Botanique, fraudes et sorcellerie : entre les forêts américaines et les cours du Vieux Monde, ce livre raconte l’expansion européenne comme une colonisation du savoir.